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Agence pour conciergerie : les questions à poser avant de signer

Acquisition de propriétaires · 15 octobre 2026 · Kyan, fondateur de Hospik · 7 min de lecture

Vous avez peut-être déjà reçu le message : « Nous vous apportons des propriétaires, à coup sûr. » Une agence, une formation, un freelance. Ils se ressemblent souvent, et vous n’avez pas le temps de creuser.

Cet article ne vous dit pas qui choisir. Il vous donne une grille : ce qui doit être écrit, ce qui doit alerter, et les questions à poser. Elle vaut pour n’importe quel prestataire, y compris Hospik.

Ce qui doit être écrit avant de commencer

Si ce n’est pas écrit, ça n’existe pas. Avant de signer quoi que ce soit, demandez un document qui dit :

  1. Ce que le prestataire fait, point par point : qui crée les publicités, qui les valide, qui reçoit les contacts, qui les trie.
  2. Ce que vous faites : rappeler, valider, donner un accès, répondre dans un délai.
  3. Ce qui est exclu. Un prestataire qui n’a rien à exclure n’a pas réfléchi.
  4. Le périmètre : quelle zone, quel type de bien, quel canal.
  5. Le coût complet, ce qui est dû et quand, y compris le budget publicitaire et à qui il est versé.
  6. La durée, les conditions de sortie et ce qui se passe si le prestataire n’exécute pas.
  7. La propriété des comptes : à qui appartiennent le compte publicitaire, la page, les contacts collectés.

Sur le dernier point, Agorapulse, un éditeur d’outil de réseaux sociaux, décrit le fonctionnement de Meta : le client donne à un partenaire un accès à ses éléments depuis son propre Business Manager. L’article décrit un partage d’accès et ne parle pas de transfert de propriété. Demandez-le malgré tout par écrit : le compte reste à votre nom, vous pouvez retirer l’accès à tout moment, et les contacts vous appartiennent.

Votre situation juridique et vos contrats : faites relire par un professionnel du droit. Cet article n’est pas un conseil juridique.

Les promesses de résultat : un signal d’alerte

Écoutez les verbes. « Nous vous assurons un nombre de mandats chaque mois. » « Retour sur investissement dès le début. » « Vous doublerez votre portefeuille. »

Pourquoi c’est un signal d’alerte, par raisonnement et non par chiffre :

  • le résultat dépend de choses que le prestataire ne contrôle pas : votre zone, votre réputation, la concurrence locale, la rapidité de votre rappel, la décision du propriétaire ;
  • un prestataire honnête ne peut pas connaître votre marché avant d’avoir travaillé dessus ;
  • une promesse précise sans méthode derrière est un argument de vente, pas un engagement.

Le Code de la consommation range parmi les pratiques commerciales trompeuses les affirmations fausses ou présentées de façon à induire en erreur sur les caractéristiques d’une offre, et l’omission d’une information substantielle (articles L121-2 et L121-3, consultés le 15/10/2026). Ces textes sont rédigés pour les consommateurs, et l’article L121-5 les étend aux pratiques visant des professionnels : ce que cela implique pour vous précisément, un juriste vous le dira. Mon propos est plus simple : une promesse chiffrée sans méthode ni preuve ne doit pas peser dans votre décision.

À la place, demandez ce que le prestataire s’engage à faire, pas ce qu’il promet d’obtenir.

Les preuves à demander, et comment lire leur absence

Demandez des preuves. Quelques-unes valent la peine :

  • un cas détaillé : point de départ, zone, durée, ce qui a été fait, ce qui n’a pas marché ;
  • un client à qui parler, avec son accord ;
  • un compte publicitaire visible (en écran partagé, noms masqués) ;
  • un exemple de rapport livré en cours de mission ;
  • un échantillon de contacts triés, anonymisés.

Comment lire ce que l’on vous répond :

RéponseLecture
Un cas détaillé, avec les limitesBon signe, à vérifier
Un seul cas, sans zone, sans duréeInsuffisant
Un chiffre sans méthodeÀ traiter comme un argument de vente
« Confidentiel » pour toutNormal pour certains détails, pas pour tout
Aucune preuve, dite franchementHonnête, mais vous prenez le risque
Aucune preuve, cachée derrière des promessesSignal d’alerte

Notez la différence entre les deux dernières lignes. Une absence de preuve n’est pas une preuve d’échec, surtout chez quelqu’un qui démarre. Mais elle doit être dite.

Et voici ce qu’il en est pour nous. Hospik démarre. Nous n’avons pas encore de résultats à vous montrer, ni de témoignage. Ce que nous pouvons vous donner : un périmètre écrit, des engagements que vous pouvez contrôler (publicités à votre nom, tri, transmission nominative, fichier de suivi, point hebdomadaire), et une absence de promesse de nombre de mandats. À vous de juger si c’est suffisant. Si ça ne l’est pas, c’est une réponse légitime.

Quand vous lisez les chiffres d’un prestataire, rappelez-vous une chose : beaucoup de chiffres que vous trouverez sur ce marché viennent de ceux qui vendent, comme les sources citées ici. Zoye, par exemple, est un éditeur de logiciel : gardez ce biais commercial en tête et lisez ses conseils comme des pistes.

Fausse rareté et fausse urgence

« Plus que deux places ce mois-ci. » « Offre valable jusqu’à vendredi. » « Répondez aujourd’hui ou la place est donnée. »

Ces phrases poussent à décider vite. Pour un service qui engage plusieurs mois, vous n’avez aucune raison de décider en une journée.

Le Code de la consommation (article L121-4, 7°, consulté le 15/10/2026) liste parmi les pratiques réputées trompeuses le fait d’affirmer faussement qu’une offre ne sera disponible que pendant une période très limitée, pour obtenir une décision immédiate. Là encore, le texte vise les consommateurs : demandez à un juriste ce qui vous concerne.

Pour distinguer une vraie limite d’une fausse :

  • La limite a-t-elle une raison ? Une seule conciergerie accompagnée par ville est une vraie contrainte si le prestataire s’y engage par écrit. « Places limitées » sans explication ne l’est pas.
  • Est-elle vérifiable ? Demandez ce qui se passe si la place est prise.
  • Revient-elle ? Si l’offre « expire » puis revient, ce n’était pas une vraie échéance.

Un prestataire sérieux accepte que vous réfléchissiez.

La liste de questions à poser

Imprimez cette liste. Posez-la à n’importe quel prestataire.

  1. Qu’est-ce que vous faites, précisément, et qu’est-ce que vous ne faites pas ?
  2. Que dois-je faire de mon côté, et dans quel délai ?
  3. Quel est le coût total, et ce qui est dû à la signature ?
  4. À qui est versé le budget publicitaire ?
  5. Au nom de qui les publicités sont-elles diffusées ?
  6. Le compte publicitaire est-il à mon nom, et puis-je retirer l’accès ?
  7. Comment les contacts sont-ils triés, selon quels critères, et puis-je les voir ?
  8. Qu’est-ce que vous ne pouvez pas promettre ?
  9. Quelle preuve pouvez-vous me montrer, et qu’est-ce qui manque ?
  10. Que se passe-t-il si cela ne marche pas ?
  11. Comment sortir, et à quelles conditions ?
  12. Combien de temps ai-je pour réfléchir ?

Les réponses évasives vous apprennent autant que les réponses précises.

Questions fréquentes

Une agence peut-elle assurer un nombre de mandats ?

Non, pas honnêtement. Le nombre de mandats dépend aussi de votre zone et de votre rappel. Un engagement honnête porte sur ce que le prestataire fait, pas sur le résultat.

Faut-il se méfier d’un prestataire sans preuve ?

Se méfier, oui. L’écarter, pas forcément. Mesurez le risque, demandez un périmètre étroit et un point régulier.

Et si je fais tout moi-même ?

C’est un choix valable. Voyez Prospection conciergerie Airbnb : les canaux à comparer et Pourquoi les ads sont la solution pour les concierges ?.

Conclusion

Un bon prestataire accepte les questions, écrit son périmètre, dit ce qu’il ne fait pas et ne vous presse pas. Utilisez cette grille avec Hospik comme avec les autres.

Notre méthode est décrite sur la page offre et dans la vidéo. Ce n’est pas un service payé uniquement au résultat : l’acompte existe. Le prix et la garantie sont présentés à l’appel de décision. Pour garder le contrôle de vos propres critères, lisez aussi Développer sa conciergerie Airbnb : une méthode pas à pas.

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Sources

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